Association Française pour la Reconnaissance du Déni de Grossesse

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"Le déni de grossesse : une revue de littérature" par Mme GORRE FERRAGU (Rennes 2002)

jeudi 27 mai 2004, par AFRDG

Dernière mise-à-jour le 6 décembre 2006

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Trouvé sur le site du Département de Médecine Générale de Rennes

« Ce travail sur le déni de grossesse s’inscrit dans le cadre d’une réflexion née de l’observation d’un cas clinique au cours de mes études de médecine. Une jeune femme, enceinte de neuf mois, ne semblait pas avoir pris conscience de sa grossesse.

Une question s’est d’emblée imposée au personnel médical et paramédical : quelles raisons pouvaient amener une femme à dénier un état qui représente, en général, une étape attendue et désirée de son existence ?

Ce travail se propose d’apporter quelques hypothèses étiologiques sur la nature du déni de grossesse.

Mais son objectif principal est de sensibiliser le praticien à cette question. Le déni de grossesse est certainement sous-diagnostiqué. Il mérite donc que l’on participe à une plus ample information à son sujet.

Nous verrons, en retraçant l’historique du concept de maternité, que celui-ci a été reconnu dès la fin du XIXe siècle.

L’évolution de la contraception, de l’avortement, de la notion "d’abandon d’enfant" et de l’infanticide, tant aux niveaux social, économique, juridique, que médical, a probablement participé à la découverte et à la progression de ce concept dans les mentalités.

Il semble indéniable que la surveillance médicale obligatoire de la grossesse, que les aides sociales aux femmes enceintes, en difficulté ou non, ne semblent pas avoir permis de réduire le pourcentage des dénis de grossesse dans la population.

Ce taux est resté constant depuis plusieurs décennies.

Avant d’aborder les mécanismes de la psychopathologie du déni, il est indispensable d’étudier la psychologie et le vécu d’une grossesse "normale".

Nous verrons, en reprenant des exemples cliniques de la littérature médicale, qu’il s’agit d’un concept difficile et polymorphe, tant dans son expression que dans ses mécanismes. Il est susceptible de concerner, en réalité toute femme en âge de procréer.

L’accouchement anonyme et la remise du nouveau-né en vue d’adoption en sont les conséquences possibles.

D’autre part, infanticide et déni de grossesse apparaissent étroitement liés. Le dernier chapitre de ce travail envisage d’étudier le déni psychotique de grossesse. »

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